Les termites : un véritable fléau

 

Les dégâts causés par les termites

Ces insectes voraces n’épargnent rien sur leur passage. Tout ce qui contient de la cellulose est impitoyablement dévoré : charpentes, livres, huisseries, arbres d’alignement, maisons particulières, immeubles, bâtiments publics, patrimoine historique, zones rurales et centre urbains : rien n’échappe à leur appétit.

   
 

    


Des dégâts de grande ampleur à l’intérieur ne sont pas toujours révélés par des symptômes extérieurs. Le bois est consommé en lamelle dans le sens des fibres, mais aucun rejet de sciure ne signale la présence d’une colonie. En effet, les termites qui transpercent la pellicule externe (bois superficiel, papier peint, plinthes, livres, etc.) s’empressent de reboucher l’orifice avec un mélange de salive et de déjection, ne laissant derrière eux qu’une petite trace brune par plus grosse d’une tête d’épingle. Un patrimoine tout entier peut ainsi être rapidement anéanti … en toute discrétion.

De plus en plus de régions touchées

Les termites ignorent les distances et semblent ne pas connaître de limite. De plus en plus de propriétaires de maisons et d’immeubles, mais aussi de collectivités sont directement confrontés à la menace. Toute la France va-t-elle être dévorée ?

Pour certains spécialistes, les premiers dégâts de termites remontent au XVIIIe siècle dans les ports du Sud-Ouest, avec les 1ères importations de bois exotiques par la Compagnie des Indes. Pour d’autres, elle serait due au transport de bois contaminé depuis les Etats-Unis à la fin du XIXe siècle. Quoi qu’il en soit, dans les années 1950, les termites semblaient se cantonner aux régions côtières du Sud-Ouest et au bassin méditerranéen. L’infestation a progressé vers le Centre, le Nord et même l’Est de la France, pour concerner désormais les trois quarts du territoire ! Aujourd’hui, un département sur deux est touché par le fléau et depuis mars 2003, Paris, avec plus de 1500 immeubles infestés dans 15 arrondissements, est classée en zone de surveillance par arrêté préfectoral. 

 

Comment expliquer une telle progression?

Tout d’abord l’utilisation de bois plus tendres, tel que le pin s’est généralisée. Dans le même temps nos maisons étaient davantage chauffées, offrant un terrain idéal aux termites. En outre, le transport inter régional de matériaux et de gravât a permis au problème de se déplacer. Enfin, il faut aussi tenir compte de la capacité des colonies à se multiplier par l’essaimage : une fois par an, des centaines de reproducteurs ailés s’envolent pour donner naissance à une nouvelle population. 


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